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J'ai fait mon service
militaire il y a bien longtemps dans un pays étranger, à une époque où
l'homosexualité était sévèrement répréhensible et bien plus encore à
l'armée. C'est pourquoi on ne retrouve pas dans ce récit les usages et les
habitudes actuelles de l'armée française.
J'avais 20 ans, ça faisait quatre ans que je m'étais fait mon premier mec
et je savais aussi que les militaires me faisaient bander un max. Je
venais d'entrer à l'armée. Quand j'ai reçu mon treillis, ça a été le choc.
A peine je l'ai eu en mains que j'ai commencé à bander. Nous sommes
arrivés dans la chambrée et chacun a passé le sien. Je me suis tourné
contre le mur pour mettre le froc parce que je ne voulais pas que mes
copains s'aperçoivent que je bandais. Il m'allait impec. Quand j'ai fait
quelques pas, j'ai vu qu'un mec à l'autre bout de la rangée de lits matait
ma braguette. J'étais trop jeune, trop con pour oser quelque chose donc je
me suis retourné et je n'ai rien dit, ni rien fait.
Quelques temps plus tard, lors d'un exercice de nuit, je me suis trouvé
être de garde seul avec le même mec derrière un monticule de terre. Nous
ne parlions presque pas. Il fumait cigarettes sur cigarettes et tétait sa
gourde remplie de whisky. Il faisait nuit noire et il ne se passait rien.
Au bout d'un certain temps le mec m'a demandé :
" T'as l'air de bien aimer l'armée, toi ? "
Vaguement, je lui ai répondu qu'oui, que ça me plaisait bien. Il a
continué :
" T'aimes l'uniforme ? "
Même réponse positive de ma part. Je ne voyais pas du tout où il voulait
en venir avec ses questions.
" Moi c'est le treillis qui m'fait bander " lâcha mon copain tout à trac
en ajoutant immédiatement : " D'ailleurs toi aussi ça t'fait bander, je
l'ai vu… "
J'aurais bien voulu trouver un trou de souris pour pouvoir m'y enfiler. Je
ne me souviens plus de ce que j'ai balbutié mais ça nia pas dû le
convaincre car il s'est approché de moi, il a pris ma main et la plaquée
sur sa braguette en me disant :
" Tu vois, je bande toujours ! "
A partir de ce moment, je suis devenu un robot qui fonctionnait en dehors
de ma volonté. Je me suis laissé aller à lui triturer la tige à travers la
toile.
" Sors-la et branle-moi " me dit-il.
J'ai fait ce qu'il me demandait. Il en avait une bien dure et un peu
humide. La mienne s'est dressée immédiatement dans mon slip. Pendant que
je faisais aller mes doigts sur sa tige, mon pote me palpait à travers mon
froc.
" Putain tu bandes aussi mon salaud ! " répétait-il en me la frottant de
plus en plus fort. Je ne savais plus où j'étais, ce que je faisais et même
comment je m'appelais.
J'avais une peur terrible qu'un gradé quelconque surgisse dans la nuit et
nous attrape en mauvaise posture. Lui aussi devait y penser parce qu'il
m'a dit sur un ton sec :
" Allez, grouille ! "
Je le branlais comme un fou, il soupirait en massant ma tige à travers le
treillis. Soudain il a eu un soubresaut et j'en ai pris plein les doigts.
Ça a suffit pour m'achever et j'ai inondé mon slip.
Il est resté un moment à soupirer en retenant ma main bloquée sur sa queue
baveuse. Une voix nous a fait sursauter. Le lieutenant arrivait derrière
nous et nous donnait l'ordre de ramasser nos affaires et de rentrer à la
caserne. Mon pote a eu juste le temps de rentrer sa bite d'un coup de
reins avant que le lieutenant ne nous éclaire de sa lampe de poche. Il a
aboyé deux ou trois trucs pour nous faire accélérer. En rentrant, à chaque
pas, je sentais la purée qui m'engluait les poils et le slip. J'étais mal.
Mon pote grommelait des choses incompréhensibles.
Nous n'en avons jamais reparlé et, depuis cette nuit-là, ce copain de
chambrée s'est toujours arrangé pour ne plus être seul avec moi. |